lundi, 09 février 2009
l'université en crise ?
Les Jeunes Démocrates du Bas-Rhin sont solidaires du corps des enseignants et chercheurs des universités françaises dans la grogne du moment.
Nous soutenons le maintien du métier d’enseignant chercheur. C’est une réelle plus value pour un étudiant à l’université que d’avoir un enseignant au contact de la recherche, comme il est souhaitable d’avoir un enseignant au contact du monde du travail.
Si le décret de 1984 doit être mis à jour pour être plus conforme à la réalité du métier d’enseignant chercheur d’aujourd’hui, les craintes existent car le décret ne fixe pas de plafond minimum d’enseignement, celui ci pouvant être supprimé complètement spécialisant certains personnels vers de la recherche, d’autres vers de l’enseignement uniquement et ceci par simple décision du président d’université.
C’est ce malaise qui se fait entendre et auquel il faudra bien répondre pour construire ensemble l’université dont la France a besoin pour préparer l’avenir. C’est le discours officiel du gouvernement, encore faut-il qu’il soit suivi d’actes.
Nous espérons par contre qu’une minorité d’étudiants ne tentera pas de récupérer la grogne des enseignants à son compte, dénonçant pèle mêle, les conditions de vie étudiante, la loi LRU, etc. C’est en élevant le débat que l’on fera avancer les choses au mieux.
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jeudi, 12 juin 2008
Plan Campus à Strasbourg
L'université unique de Strasbourg, dès sa création en 2009, sera l'un des dix pôles universitaires à bénéficier de la cagnotte « Opération campus ». Les six premiers lauréats ont été retenus. Quatre autres seront connus en juillet. Le dossier de candidature strasbourgeois comporte 23 chantiers à engager d'ici à 2011.
Avec 42 000 étudiants (dont 20% d'étrangers), 1 458 enseignants et/ou chercheurs, plus de 40 unités de formation et de recherche (UFR), instituts et écoles, 87 unités de recherche, l'université unique de Strasbourg, constituée dans six mois, deviendra un poids lourd en Europe. Cette fusion, au 1er janvier 2009, de Louis-Pasteur (sciences et médecine), Marc-Bloch (lettres et sciences humaines) et Robert-Schuman (droit et sciences politiques) venait à point nommé alors qu'était lancée l'« Opération campus ». Car l'enjeu de la fusion, comme l'ont répété les présidents d'université, Alain Beretz (ULP), Benoît Michon (UMB) et Florence Benoît-Rohmer (URS), c'est de construire la première université française. Mais c'est aussi de lui attirer des soutiens qui aillent au-delà de la simple addition des trois dotations actuelles.
Un campus, quatre sites
Cet argument, et les bons échos reçus après la décision de fusion, donnaient donc de l'espoir à la candidature strasbourgeoise. S'y ajoutait une solide « lettre d'intention ». Elle soulignait le rayonnement transfrontalier, européen et international de ce pôle universitaire, son excellence en enseignement et en recherche, sa pluridisciplinarité. Elle indiquait que, malgré son implantation sur quatre sites (Cronenbourg-Schiltigheim, Centre historique-Esplanade, Hôpital, Illkirch), le campus restait dense et cohérent, intégré dans la cité. Pour autant, dans les 110 bâtiments de plusieurs générations (période allemande, années 60, période contemporaine), des restructurations, parfois lourdes, deviennent indispensables. Le projet proposait donc, en cas de succès de la candidature strasbourgeoise, d'engager la cagnotte ainsi reçue dans le financement de 23 chantiers. Au total, ils représentent 433 millions d'euros, pour des opérations souvent cofinancées avec les collectivités locales, parfois avec des partenariats privés.
Mais qu'est-ce que l'« Opération campus » ?
Elle a été lancée en février par Valérie Pecresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Il s'agit de distribuer à dix pôles universitaires les 3,7 milliards d'€ (on pensait à 5 à l'époque) que l'État a empochés en vendant 3% d'Électricité de France. L'État veut ainsi donner un coup de pouce exceptionnel au rayonnement de dix campus, université ou groupe d'universités. Comment sont sélectionnés les campus ? Un comité de 8 personnalités, dont Gilles Pélisson (président du groupe Accor), Robert Lacroix (ancien président de l'université de Montréal) et le conseiller d'État Hubert Blanc, a fait une sélection. La ministre a tranché. La première liste de six campus a été donnée le 28 mai. Une seconde liste (de rattrapage) de quatre campus sera connue fin juin. Les critères de choix ? La ministre les a énumérés : l'ambition pédagogique et scientifique, l'urgence de la situation immobilière, le développement de la vie de campus, le caractère structurant et innovant pour le territoire. L'aspect environnemental, l'accès aux handicapés et l'inclusion des nouvelles technologies sont aussi regardés de près. Combien de candidats ? Quarante-six « notes d'intention » ont été envoyées au ministère. Plusieurs universités se sont regroupées comme à Bordeaux, Aix-Marseille ou Strasbourg. Certaines ont donné des noms aux projets : « Caen Plus », « Campus Est » (pour Créteil), « Campus sapiens » (pour Orléans-Tours).
d'après DNA
photo : afges
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