dimanche, 25 octobre 2009
Les Jeunes Démocrates sur le front de l'emploi
Certains constats font mal : l'explosion du chômage des jeunes en Alsace en est un. Depuis un an, le nombre de jeunes actifs de moins de 26 ans sans emploi a progressé de plus de 42% dans la région. Longtemps considérée comme une région riche et protégée, notre région n'est finalement pas épargnée par les difficultés actuelles.
Les Jeunes Démocrates du Bas-Rhin estiment que les mesures prises cette semaine par le Conseil Régional vont dans le bon sens.
Mais au-delà du court terme, cet état d'urgence nous appelle à envisager des solutions plus globales pour penser l'avenir de l'économie alsacienne.
Il faudra tout d'abord élever les niveaux de qualification des jeunes Alsaciens. Là aussi l'Alsace fait figure de mauvaise élève, trop de jeunes quittent encore l'école sans diplôme.
Ensuite, il faudra créer de vrais ponts entre l'éducation et le monde du travail. Il faudra encourager le développement de l'apprentissage et notamment pour les formations de l'enseignement supérieur.
Enfin, les partenariats entre les organismes "accompagnateurs" des jeunes (CIO, Mission locales), l'institution régionale et les entreprises pourvoyeuses d'emplois doivent être intensifiés et rendus plus lisibles.
Plus généralement, il faut cesser de raisonner de façon cloisonnée. Penser la jeunesse comme une catégorie à part, en l'enfermant dans des seuils d'âge sans les mêmes droits sociaux, créée des effets pervers : elle rend quasi normale l'idée d'un long sas d'entrée vers le marché du travail et l'autonomie.
Malheureusement, l'institution régionale n'a pas les moyens de ses ambitions ! Trop souvent les mesures prises s'apparentent à un replâtrage. Nous croyons en la Région. C'est sur ses compétences et ses réelles marges d'actions que tout se jouera !
Maxime GALLEZOT
Président des Jeunes Démocrates 67
07:16 Publié dans Thématique : Economie & social | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 25 octobre 2008
Communiqué : la crise financière
Ces dernières semaines appartiennent peut-être à la catégorie des périodes d’accélération brusques et soudaines de l’histoire.
Avec la crise financière qui entraînera une crise économique, nous voyons s’effondrer devant nous les certitudes basées sur des idéologies anciennes. Les gouvernants et singulièrement le président français, sont bien obligés de prendre des mesures nouvelles qui ne sont ni conservatrices ni souverainistes.
C’est ainsi, que nous constatons que Nicolas Sarkozy s’est éloigné des positions traditionnelles de son parti pour se rapprocher des nôtres.
Comment ?
D’une part, il a plaidé pour un gouvernement économique européen pour toute la zone Euro. Sa phrase au parlement européen le 21 octobre: « L’Europe doit porter l’idée d’une refondation du capitalisme mondial », fait écho avec celle de M. Bayrou du 14 octobre : « A une crise mondiale […] on est obligé de chercher une réponse européenne. ». Cela permet d’amortir la crise dans l’ensemble de l’Union, mais aussi de dégager une puissance de taille continentale à utiliser pour les reformes qui s’annoncent.
D’autre part la définition des règles nouvelles du système financier. La logorrhée quasi-messianique (« Il faut remoraliser le système financier ! ») du Président oblige à de la prudence. Mais il existe une possibilité de rapprochement avec ce que nous désirons comme économie, conforme à l’esprit de notre pays. Si une économie (et un système financier) doit être encouragée, c’est parce qu’elle sert la satisfaction des besoins des hommes et femmes vivant en société. Pas pour le plaisir de faire toujours plus de chiffre.
Les Jeunes Démocrates reconnaissent que les Français sont déroutés voir inquiétés par les évènements et les annonces nouvelles chaque jour. Faudra t-il payer les 20 milliards d’euros que l’exécutif va débourser pour aider le système bancaire alors que l’on nous répète avec raison que « les caisses sont vides » depuis plusieurs mois ? Et dire qu’il a fallu six mois au gouvernement pour dégager 1,5 milliard afin de financer le RSA… Cela lève des interrogations auxquelles il faudra bien trouver des réponses.
07:34 Publié dans Thématique : Economie & social | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 15 octobre 2008
Crise financière : nous avons besoin d'Europe
Communiqué national des Jeunes démocrates :
La crise financière née aux Etats-Unis, conséquence de taux d'intérêt bas, de l'éclatement d'une bulle immobilière ainsi que de la déréglementation des activités de crédits spéculatifs est en train, par le jeu d'échanges mondialisés, de s'étendre au reste du monde. Cette crise systémique a remis au goût du jour les interventions publiques de régulation la sphère économique. Elle réhabilite l'Etat et la politique, appelés à garantir la stabilité et la confiance de la société dans l'économie. Mais dans une économie ouverte comme la nôtre , toute action publique serait largement inefficace si elle n'était pas reprise aussi chez nos voisins européens.
C'est pourquoi, dans cette crise financière, comme dans la crise écologique et comme dans tant d'autres domaines cruciaux, les Jeunes Démocrates souhaitent rappeler que nous avons plus que jamais besoin d'Europe. Une Europe forte et solidaire; avec une BCE active et une Commission attentive. Cependant cette aide publique ne saurait rester à moyen terme sans contreparties. On ne peut se contenter d'une nationalisation des pertes après une privatisation des super-profits. Les Jeunes Démocrates souhaiteraient lancer le débat sur la possibilité de l'instauration d'une taxe européenne sur les flux financiers internationaux, sorte de taxe Tobin à l'européenne, qui alimenterait le budget communautaire, ce que les banques ne pourraient refuser après de si grands services rendus.
Quoiqu'il en soit, les Jeunes Démocrates souhaitent vivement que le débat sur l'éthique des affaires se poursuive et aboutisse en France. Les propositions successives d'auto-régulation du MEDEF ne suffisent pas et n'ont pas permis d'éviter les excès de certains dirigeants. C'est au Parlement de se saisir de ces questions. Et à ce titre, les représentants de la Nation et les partis politiques ne peuvent accepter sans sourciller l'appel à l'unité nationale lancé par le gouvernement. Celui-ci cherche en effet à profiter de la crise pour masquer les mauvais résultats de sa politique économique injuste et incohérente engagée depuis un an. Dans cette situation critique, tant pour les finances des banques que pour celles de l'Etat, les Jeunes Démocrates pensent que toutes les réformes et mesures présentées à l'Assemblée doivent continuer d'être débattues, amendées, contestées ou approuvées par les représentants des différentes sensibilités politiques.
07:25 Publié dans Thématique : Economie & social | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





